Comment Envisager Votre Carrière

 

  • Comment envisager votre carrière

 

 

Si à l’époque, vous m’aviez demandé, du haut de mes 22 ans, quelles étaient mes «aspirations de carrière», je vous aurais regardé fixement quelques secondes avant de changer le sujet comme si de rien n’était. La conversation serait probablement partie sur quel programme utiliser pour modéliser de mignons lapins en 3D pour un jeu vidéo, ou de la dernière série télé à la mode.

 

Ce n’est pas que je ne pensais pas du tout à ma carrière. J’étais ambitieux ; je voulais faire partie de quelque chose de grand. Je voulais pouvoir être financièrement stable et ne pas avoir à inquiéter mes parents (d’ailleurs, puisque la barre était si élevée qu’elle atteignait «médecin», alias «le job le plus stable de tous», je suspecte que mes parents s’inquiètent encore secrètement même aujourd’hui). Je voulais un genre de travail où l’on ne passe pas sa journée à regarder l’horloge en soupirant.

 

Mais à part ça, les détails plus concrets de «penser à ma carrière» n’étaient pour moi qu’un gros nuage gris. Ça semblait presque négatif d’être trop orienté carrière, comme si ça faisait de vous ce genre de personne égocentrique qui essaye toujours de «gruger» le système et qui fait constamment le lèche-botte envers son patron. Et du toute manière, à 22 ans, je venais d’autre mon premier job dans une start-up où les choses allaient beaucoup trop vite pour espérer avoir le temps de s’asseoir et de penser calmement aux compétences que l’ont souhaite apprendre. Qui a besoin de parler de carrière quand il est trop occupé à changer le monde ?

 

Seulement voilà : votre carrière, exactement comme votre vie, avance que vous y réfléchissiez ou non. Si vous n’y pensez pas, vous êtes comme un marin qui vogue sans destination et laisse la chance aux vents. Peut-être vous amèneront-ils à un endroit où vous aviez toujours eu envie d’aller ? Ou peut-être pas. Pourquoi prendre le risque au lieu d’exercer le maximum de maîtrise sur vos propres voiles ?

 

Voici plusieurs choses concernant la gestion d’une carrière que j’aurais aimé savoir plus tôt dans ma vie.

 

Votre carrière est définie par vos compétences et comment vous les avez utilisées, pas par n’importe quelle autre forme de mesure de progrès extérieure.

 

Il est courant de voir sa carrière comme étant la position que vous avez dans l’entreprise, ou combien d’argent vous gagnez, ou votre titre, ou si vous êtes inclus dans tel ou tel groupe prestigieux (un meeting important, une conférence exclusive, avoir obtenu le trophée d’employé de l’année, etc.)

J’entends souvent les gens dire des choses comme «Je voudrais faire avancer ma carrière. Qu’est-ce que je dois faire pour avoir une promotion ?»

C’est une question tout à fait valide, mais je suspecte que ce qui se cache derrière, c’est l’idée que faire avancer sa carrière = avoir une promotion.

Je tiens à contester assez fortement cette façon de penser. Pour moi, ça reviendrait à créer une équivalence être un bon ami = être invité au mariage de cet ami.

 

Il est tout à fait juste de dire qu’une personne présente au mariage soit probablement un bon ami. Mais vous n’allez jamais penser que ce qui définit le fait de se comporter en ami envers quelqu’un, c’est d’optimiser au maximum toutes vos actions pour recevoir une invitation à son mariage, pas vrai ? C’est même l’inverse : si vous vous concentrez à 100% sur le fait d’être un super ami, même si venir au mariage ne vous avait jamais traversé l’esprit, il en découlera presque à coup sûr que vous recevrez cette invitation.

 

C’est pareil par rapport à votre carrière. Si vous vous concentrez sur vos compétences et l’impact que vous avez dans votre travail (ou même tout autour de vous), les promotions, les augmentations et les compliments ont tendances à  pointer le bout de leur nez en conséquence.

 

La réciproque ne fonctionne pas, en revanche. Si l’on prend une analogie un peu extrême, disons que vous avez une boss affreuse qui vous dit que vous aurez une promotion si vous la fermez, lui apportez un café tout les matins, et accomplissez toutes les corvées qu’elle vous donne. Okay, mettons que vous faites tout ça assez longtemps et vous obtenez votre promotion. Cool.

Mais est-ce que faire ça vous aide à long terme ? Est-ce que ça vous apprend quoi que ce soit de nouveau qui pourrait vous rendre plus intéressant à embaucher pour une autre entreprise, plus tard ? Probablement pas. Peut-être qu’après avoir gravi quelques échelons dans cette boîte, elle finit simplement par faire faillite. (Hey, ça n’a pas l’air si irréaliste puisque cette entreprise hypothétique semblait avoir des pratiques managériales assez discutables). Après la faillite, vous vous rendez compte que vous n’avez pas beaucoup de compétences dans un monde du travail toujours plus exigeant, et vous n’arrivez pas à obtenir un nouveau poste au même niveau de confort que l’ancien. La vie est nulle. Vous devenez amère et déprimé.

 

Alors ne demandez pas «Qu’est-ce que je dois faire pour avoir une promotion ?». Demandez plutôt «Qu’est-ce que je peux faire de plus pour rendre nos clients (et clients potentiels) heureux ?». Posez-vous la question «Quelles compétences devrais-je développer pour m’aider à augmenter mon impact ?»

 

Même si votre entreprise a un système de promotion complètement détraqué, même si elle s’effondre à cause des caprices du hasard, même si toutes les mesures externes par lesquelles vous pouvez vous définir (rang, salaire, affiliations, trophées) passent par la fenêtre, vos compétences sont là pour toujours. Personne ne peut vous les prendre. Peu importe où vous alliez, vos compétences et vos expériences passés vous accompagneront. Voilà pourquoi vous feriez mieux de ne pas toujours vous préoccuper trop fortement de gravir les échelons d’une entreprise en particulier.

Parfois, prendre un job dont le titre est un petit peu moins glorieux et le salaire un peu plus bas peut représenter une occasion d’apprendre bien plus de choses, et au final de mieux s’en sortir sur le long terme.

Une carrière, c’est long, alors investissez là où ça compte.

Traiter son manager comme un coach, pas comme un juge.

 

Pendant la majorité de ma carrière, j’avais en tête cette idée que mon manager, comme mes professeurs par le passé, était un personne en position d’autorité qui prenait note de ce que je faisais et qui y appliquait un jugement. Ils déterminaient si je me débrouillait bien ou non, sur quoi me faire des remarques, et quelle note j’obtenais.

Et donc, ma méthode personnelle d’interaction avec mon manager pouvait se résumer en une simple phrase : n’ait pas l’air d’un idiot.

 

C’est pour ça que face à eux, je faisais tout pour donner l’impression que je savais ce que je faisais. J’affichais optimisme et confiance en moi, même quand ce n’était pas le cas à l’intérieur. Je répondais «Oh, j’ai la situation sous contrôle» quand ils me demandaient si je voulais de l’aide. A mes yeux, il n’y avait pas de signe d’échec plus évident que de devoir faire intervenir mon manager. C’est comme si il y avait un panneau lumineux clignotant au dessus de ma tête qui disait «Attention : employé pas suffisant compétent pour se débrouiller tout seul.»

 

Il a fallu que je fasse moi-même quelques années de management pour que cet état d’esprit disparaisse.

 

Vous voyez, le travail de votre manager (en partant du principe que c’est un bon manager), c’est d’aider votre équipe et vous même à obtenir de meilleur résultats. Avec cette perspective, il est tout à fait logique que cette personne s’investisse dans votre carrière. Quand vous faites du bon boulot, par extension, cette personne aussi. Ce qui veut dire que votre manager est quelqu’un qui est de votre côté, qui veut que vous réussissiez, et qui est prêt a dépenser du temps et de l’énergie pour vous aider.

 

Est-ce que vous imagineriez un athlète essayer de cacher ses faiblesses face à son entraîneur ? Est-ce que vous vous voyez dire «Oh, je suis en pleine forme, j’ai besoin de rien» à votre entraîneur personnel quand il vous demande de quelle manière il peut vous aider à améliorer vos performances ? Bien sur que non. Ce n’est pas comme ça que fonctionne la relation avec un coach.

 

C’est précisément parce que je n’ai pas considéré mon manager comme un coach pendant des années  que je suis passé à côtés de tellement d’occasions de demander des conseils et de recevoir des leçons qui m’auraient permis de m’améliorer plus vite. Oui, bien sûr, votre manager a aussi le rôle d’un juge. Oui, il peut (et sans doute devrait) vous virer si vous n’êtes pas du tout apte à faire votre travail, ou si vous passez uniquement  vos journées à jouer à Pokémon Go. Mais si vous n’êtes inapte, ni fainéant, ni un salaud (et je pense que vous le sauriez assez vite), alors votre manager ne demande pas mieux que de vous aider à avancer à progresser dans votre carrière à vitesse grand V !

 

Il n’y a pas que quand on y arrive pas qu’on a besoin de coaching. Je suis sûr que tout athlète qui ramène une médaille d’or des Jeux Olympiques avait un coach. Une majorité d’entre eux va sûrement citer un bon coach parmi les facteurs majeurs derrière leur succès.    

 

Plus vous serez honnête avec vos managers concernant vos aspirations, vos motivations, et en quoi vous voudriez leur aide pour vous améliorer, et plus vite vous progresserez.

Créez une image mentale de vous-même ayant obtenu les compétences que vous désirez, et voyez-là comme une réalité qui vous attend dans le futur

 

Il y a quelques années, un petit livre a attiré mon attention, une petite chose un peu prétentieuse avec son faux sceau de cire, son écriture à la plume, avec un aspect vieux parchemin. Le livre proclamant fièrement «Obtenez tout ce que vous voulez. Découvrez le secret de la vie.»

 

Alors, attention spoiler, mais il se trouve que ce fameux secret pour obtenir tout ce que vous voulez était «Si vous croyez que cela est possible, alors cela ce produira.»

(Je sais, je sais. Moi aussi j’espérais que ça ressemblerait un peu plus à quelque chose comme Brûlez un rameau de sapin centenaire à 22h23 précises, la veille de la nouvelle lune, puis prosternez-vous trois fois devant un tatou du Venezuela.)

 

Ce qui est assez surprenant, c’est que même si il suffit d’y croire sonne assez trivial au mieux, et comme du blabla new-age bidon au pire, des études scientifiques montrent que si vous arrivez à créer une image claire de vous-même ayant accompli un but, cela influencera vos actions de telles sortes qu’elles seront cohérentes avec votre vision, et donc avec l’accomplissement de ce but.

 

Il y a des années de cela, quand je me sentais frustré par toutes ces choses qui me posaient problème, quand je me sentais mal équipé ou effrayé par mon travail, j’ai créé une liste de ce que j’aimerais que mon «moi du futur» soit un jour capable d’accomplir comme si de rien n’était. J’ai appelé cette liste «Un jour, je…»

 

Aujourd’hui, environ sept ou huit ans plus tard, cette liste est toujours tenue à jour. J’y ai rajouté tout un tas de choses au fil des années, mais le plus incroyable, c’est que j’ai aussi réussi à cocher de nombreux points. Des compétences qui me semblait tellement lointaines quand j’avais 25 ou 26 ans me semblent maintenant naturelles. Et la présence de ces éléments cochés sur ma liste me donne de la confiance. Je suis sûr que le reste de la liste finira également par être réalisé un jour. Dans 5 ou 10 ans, je pourrai relire cette liste avec la satisfaction d’avoir accompli encore plus.

 

Ressortir cette liste de temps à autre chaque année me procure motivation et réconfort. Ces choses que je peux clairement visualiser sont réalisables. Alors j’y arriverai.

 

Si vous êtes curieux et aimeriez savoir à quoi ressemble cette fameuse liste, voici un extrait de points que j’ai coché au fil des années, et d’autres sur lesquels je travaille encore…

 

Un jour, je…

 

 

-ne me sentirai pas intimidé quand j’interview quelqu’un parce que je m’inquiète de leur opinion de moi en tant qu’interviewer. ✓

-ne serai pas nerveux à propos d’une prise en parole en public durant les jours qui précèdent l’évènement. ✓

-me sentirai à l’aise au moment de prendre la parole dans une réunion de plus de 5 personnes. ✓

-serai capable de tenir un blog publique sans me sentir stressé à cause des opinions des gens. ✓

-pourrai exprimer mon argument de manière claire, succinte et en seulement trois alinéas.

-deviendrai maître dans l’art d’insérer avec succès des anecdotes et des analogies dans mes explications.

-réussirai à organiser des évènements de grandes ampleur où les gens s’amusent, et sans que je stresse comme un dingue.

Vous êtes en possession de votre carrière, et vous êtes la personne la plus à même de lui donner forme

 

Voici le dernier élément pour aujourd’hui. Au final, quel que soit le nombre de personnes qui vous aident, qui vous ignorent, ou qui se battent contre vous, votre carrière, comme votre vie, est votre responsabilité. Ne blâmez pas votre manager, votre conjoint, vos amis ou votre entreprise si vous n’avez pas la carrière que vous désirez. C’est à vous qu’il incombe d’affecter ou de changer les choses.

 

Si vous n’arrivez pas du tout à vous entousiasmer en partant au travail le matin, demandez vous pourquoi.

Si vous analyser les six derniers mois et constatez que rien a représenté la moindre difficulté, essayez de voir si vous présentez vraiment un challenge suffisant à vous-même.

Si votre manager ne vous apporte pas le soutient ou le coaching que vous espériez, dites-lui comment vous aimeriez être soutenu ou coaché.

Si travailler dans votre entreprise actuelle ne correspond pas à vos objectifs à long terme ou avec vos valeurs, envisagez de partir ailleurs.

Si vous n’avez jamais pensez à ce que vous voudriez faire et où vous pourriez être dans trois ans, posez-vous et prenez le temps d’y réfléchir.

 

. . .

 

A bientôt. Quelle que soit la direction des vents, j’espère que vous atteindrez de magnifique rivages.

7 Conseils à l’Attention des Jeunes Adultes concernant Leur Carrière

Article original

La plupart des gens se retrouvent à avec un travail qui ne les enchante pas vraiment.

Ils se traînent hors du lit le matin, et font leurs 7 heures en regardant constamment l’horloge.

A vrai dire, ce n’est pas toujours une mauvaise chose. Il n’y a rien de mal a avoir un travail qui est «juste un job», si cela vous va.

 

Mais certains d’entre nous ont besoin de quelque chose de plus.

Certaines personnes veulent pouvoir se lever le matin avec les yeux qui brillent.

On veut que notre travaille vienne en aide aux autres, qu’il est un impact réel.

On veut des responsabilités, et non pas juste «payer notre dû» à la société pendant 30 ans.

On veut sentir qu’on a mieux réussi dans la vie que les gens qui nous entourent.

 

De nos jour, il est possible de décrocher son job de rêve plus tôt que l’on est «sensé pouvoir». Même si l’on n’est pas sûr de ce que l’on veut faire. Même si l’on se sent moins qualifié ou moins expérimenté que d’autres.

 

Il faut juste le bon état d’esprit.

 

Voici 7 points importants que les vainqueurs ont bien compris :

 

 

  • Vous n’avez pas besoin de « monter les échelons »

 

« De nos jours, vous n’avez plus forcément besoin de passer par le point B si vous désirez vous rendre de A à C. », affirme Daniel DiPiazza, fondateur d’un site sur l’entrepreunariat.

Prenons un exemple concret.

Nina Mufleh voulait un poste de marketing chez Airbnb. Mais elle savait que des milliers de personnes convoitaient également le job.

 

Souvent, quand les gens cherchent un emploi, ils envoient leurs CV et lettres de motivations par internet, croisent les doigts, et espèrent que ça marche. Bien souvent, ils sont soit recalés soit tout simplement ignorés. Alors ils envoient encore plus de CV, jusqu’à ce qu’ils finissent démoralisés par tous les rejets.

 

Nina a choisi une approche différente.

 

Au lieu de spammer son CV à droite et à gauche comme tout le monde, elle a décidé de prouver à Airbnb qu’elle était le candidat parfait.

 

Elle a créé le site Nina4Airbnb.com.

 

Elle a assemblé une page web tout entière analysant comment Airbnb pourrait au mieux s’implanter au Moyen Orient. Puisqu’elle postulait pour un poste marketing, elle a inclus tout un tas de suggestions pour la stratégie de marché. Et elle a envoyé le lien directement au PDG via Twitter.

 

Elle a décroché un entretien immédiatement.

 

Nina a fait ce que j’appelle un projet pré-interview. Au lieu de juste dire à la compagnie qu’elle était capable d’assumer ce poste, elle leur a montré. Grâce à ça, elle est passée devant toutes les personnes qui avaient uniquement envoyé un CV, alors que sur le papier (sans jeu de mots), le sien n’était probablement pas plus remarquable qu’un autre.

Si vous pouvez prouver à une entreprise que vous êtes capable de résoudre leurs problèmes, vous devenez instantanément une personne à prendre en compte, pas juste un nom sur un fichier.

 

Vous pouvez créer votre propre « raccourci » vers le travail de vos rêves. Par exemple, si vous postulez pour un poste dans la vente ou le marketing, un bon projet pré-interview serait de vendre un produit de cette compagnie et d’écrire un document expliquant comment vous vous y êtes pris.

 

Si vous postulez dans le domaine du design, vous pourriez présenter quelques prototypes de nouveaux designs, et leur détailler votre procédé créatif, les raisons derrière tel ou tel choix.

 

Cela pourrait aussi être des conseils et suggestions qui font mouche, comme pour Nina.

 

Il y a quelques années, j’ai postulé pour un job de designer chez le site Quora. Au lieu de juste envoyé les documents habituels, j’ai passé en revue l’interface et l’ergonomie de leur application pour mobiles, dessiné quelques améliorations potentielles, et j’ai envoyé le tout au chef du département.

 

Il m’a recontacté le jour même pour planifier un entretien.

 

Plus récemment, il y a quelques mois, en voulant obtenir un poste dans une agence de marketing, j’ai présenté mes idées directement au PDG par mail. Là aussi, entretien immédiat.

 

Les employeurs se jettent sur les gens proactif, qui prennent des initiatives, car pratiquement personne ne le fait. Comme ça, vous pouvez vous distinguer, et ce même si vous vous sentez moins « qualifié » que les autres candidats.

 

 

  • Vous ne savez pas ce que vous voulez faire ? Bien. Tirez-en profit.

 

 

Beaucoup de gens pensent que ne pas savoir ce que l’on veut faire dans la vie est un gros point négatif.

 

C’est faux.

 

A vrai dire, être absolument certain de ce que vous voulez est le vrai désavantage.

 

La firme Kodak « savait » qu’ils voulaient être les meilleurs producteurs de caméras. Ils ont fait faillite.

 

Il y a des aspirants acteurs et actrices à Los Angeles à qui l’on propose de jouer dans des séries télés, mais qui refusent parce qu’ils « savent » qu’ils veulent être des stars de cinéma. 99% d’entre eux n’y parviendront pas.

 

Tous les jours, il y a des fondateurs de start-up qui sont contraints de mettre la clé sous la porte parce qu’ils « savaient » qu’ils voulaient courir après une revente de leur entreprise pour des millions… alors qu’ils auraient pu avoir une vie super avec un business qui tourne bien mais dans des sommes plus raisonnables.

 

Si vous n’avez pas de projet défini, vous avez le plus grand avantage de tous – vous pouvez vous permettre d’être curieux.

Vous pouvez découvrir des choses que d’autre ne remarqueraient jamais, trop occupés à regarder seulement ce qui est sous leur nez. Vous pouvez explorer où bon vous semble.

 

 

  • Les vrais gagnants ne passent jamais par l’entrée principale

 

 

Tous les individus qui ont réussi traitent la vie, le business, et le succès… comme une boîte de nuit.

 

Il y a toujours trois façons d’entrer.

 

Il y a l’entrée principale, où 99% des gens font la queue, en espérant pouvoir passer.

Il y a l’entrée secondaire, que les milliardaires et les rois ont pour eux seuls.

 

Mais il y a aussi… une troisième entrée, la manière alternative. C’est celle où il faut bondir hors de la file d’attente, courir le long de la ruelle, grimper sur la benne à ordures, frapper à la porte une centaine de fois, craquer la fenêtre, et s’infiltrer par la cuisine. Il y a toujours une façon.

 

Que ce soit la manière dont Bill Gates a vendu sa première création, ou comment Steven Spielberg est devenu le plus jeune cinéaste d’un grand studio d’Hollywood… ils ont tous emprunté un chemin alternatif, bien distinct.

 

Réfléchissez-y. Si vous essayez d’obtenir le job de vos rêves, il y a de grandes chances que vos rivaux comptent pleins de gens doués, talentueux. Vous ne les vaincrez pas facilement si vous utilisez la même méthode qu’eux.

 

Une des raisons pour lesquelles les projet pré-interview fonctionnent si bien quand il s’agit de se distinguer est que vous leur donnez ce qu’ils veulent avant qu’ils aient besoin de le demander.

 

 

  • Toujours accorder priorité à l’apprentissage

 

 

« Si vous êtes en début de carrière et que l’on vous donne le choix entre un excellent mentor et un meilleur salaire, prenez le mentor 100%. Aucun doute possible. Et n’envisagez même pas de vous séparer de ce mentor tant que vos compétences n’ont pas atteint le sommet.

 

Il n’y a rien qui ai plus de valeur, non seulement dans mon business mais aussi dans n’importe quelle autre entreprise, qu’un bon mentor. Et beaucoup de jeunes ne s’en rendent pas compte, car ils se concentrent trop sur l’argent à obtenir maintenant, sur le court terme, au lieu de se préparer pour le long terme. » Source de la citation : Stanley Druckenmiller, puissant investisseur américain,

 

Trouver un mentor est en quelque sorte ce qui se rapproche le plus d’un « raccourci » physique vers le succès.

 

Ce que j’ai appris à l’école, c’est presque du vent comparé à tout ce que j’ai appris de mes mentors. De bons mentors vont vous éviter des mois ou même des années de temps et d’efforts gâchés en vous écartant doucement des erreurs que vous auriez pu commettre.

 

Les gens qui sont en mesure de servir de tuteurs et de guides ont aussi de nombreuses connections qui ne pourront que vous être utiles quand vous voulez travailler chez quelqu’un.

Ou encore mieux, ils peuvent vous dire chez qui ne pas travailler.

 

Il y a un bout de temps de ça, je me demandais si ce serait une bonne idée de travailler pour une certaine personne. Un de mes mentors, quelqu’un de très respecté dans la Silicon Valley, m’a envoyé un email qui disait simplement « Ce n’est pas quelqu’un que je puisse recommander. »

 

Cet email à lui tout seul m’a probablement évité bien des ennuis.

 

 

  • Choisir le long chemin est en fait le raccourci

 

 

Il y a quelques temps, l’auteur best-seller Neil Strauss a organisé une foire aux question sur Reddit.

 

J’en ai profité pour lui demandé quelle était la plus grande erreur que font les jeunes quand ils se lancent dans leur carrière.

Sa réponse ?

« L’impatience. Envers les autres, envers leur carrière, et envers eux-même. »

 

Quand on est jeune, on veut toujours le succès maintenant. On veut pouvoir frimer auprès de nos amis.  On veut pouvoir aller à une réunion des anciens élèves et être celui qui a le plus réussi. On veut être une des ces personnes qui ont connu le succès très jeunes.

 

On cherche une sorte de « ticket magique » qui nous y emmènera plus vite que tous les autres. Quand on sera arrivés, alors à ce moment-là tout y ira bien, pas vrai ? A partir de , on sera heureux pour toujours, n’est-pas ?

 

Nombre d’entre nous accorde plus d’importance à la destination qu’au voyage pour y arriver, et c’est parce qu’on utilise la destination pour justifier notre propre valeur. On utilise l’argent, la renommée et le regard des autres pour se convaincre soi-même d’être quelqu’un de bien.

 

Et c’est pour ça que bien des gens ont du mal à être patients. Reporter leur succès à plus tard correspond à reporter le moment qui leur permet de se prouver leur valeur à eux-même.

 

Bien entendu, dans leur recherche désespéré de raccourcis, de façons d’aller plus vite, les gens commettent des erreurs qui leur coûtent cher. Ou alors, dans l’extrême inverse, ils attendent que « l’opportunité miracle » tombe du ciel et finissent par rester en stagnation pendant des années.

 

Au bout du compte, les gens finissent par réaliser que le chemin plus lent, tourné vers le futur, était la méthode la plus efficace depuis le début. Et en plus, que c’est là que ce trouve le véritable sentiment d’accomplissement.

 

 

  • La concentration est la compétence la plus sous-estimée

 

 

Simplement attendre sans rien faire et s’ennuyer est devenu une expérience presque inhabituelle dans la vie moderne, mais dans l’optique d’un entraînement à la concentration, ça a beaucoup de valeur.

 

Sur les décennies à venir, ceux qui auront la capacité de se focaliser sur une chose en particulier sur de longues périodes de temps auront un avantage significatif par rapport aux autres.

 

Se distraire avec tout un tas d’activités éparpillées et faciles à faire heurte vôtre productivité, mais pas seulement. En excès, cela va jusqu’à vous empêcher d’acquérir un ensemble de compétences qui possède une valeur réelle.

Les meilleurs prennent le temps de s’entraîner sur leur temps libre. Ils lisent des livres concernant leur domaine, et essayent d’appliquer ce qu’ils ont appris dans leur travail. Ils cherchent des méthodes pour commettre des erreurs « sans danger », pour tester et mettre à l’épreuve leurs connaissances.

 

Rester concentré sur quelque chose suffisamment longtemps pour devenir bon ne fera pas que vous conférer plus de succès ; ça vous rendra également plus satisfait dans la vie en général.

 

 

  • La passion accompagne le travail intensif, et non pas l’inverse

 

 

En ce qui concerne le travail, on devient passionné après avoir fourni les efforts nécessaires pour devenir excellent dans un domaine, pas avant. Autrement dit, ce que vous faîtes pour gagner votre vie est moins important que la manière dont vous le faîtes.

 

Quand vous aurez réalisé que vous êtes compétent dans un domaine, vous en deviendrez passionné.

 

Mais en réalité, devenir véritablement compétent, c’est dur. Vous allez traverser des moments difficiles, où vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas doué. Il y aura des situations où vous n’aurez plus la motivation pour travailler.

 

C’est affreux d’avoir le syndrome de la page blanche et d’être quand même forcé d’écrire.

 

C’est affreux d’essayer de débugger du code pendant des heures et pourtant de n’avoir aucune idée d’où se trouve le problème.

Et ce n’est pas grave. Travailler dur est sensé s’avérer ennuyeux ou blessant de temps à autre. En fait, si l’on travaille vraiment à fond sur quelque chose sur une longue période de temps, ce serait plutôt étrange si, au contraire, ça n’arrivait pas une seule fois.

 

Mais une fois son niveau de compétence au top, on comprend que ça valait le coup. Vous verrez l’impact que vos travaux ont. Vous verrez la valeur inestimable de ce que vous créez. C’est un sentiment profond de satisfaction qui ne peut provenir que d’un travail difficile, mais accompli avec tout ce que vous aviez.

 

Et c’est cela qui rend véritablement passionné.